J’affûte des lames dans mon garage depuis six ans, sur l’établi et les pierres de mon grand-père, rémouleur ambulant venu du Val Varaita en 1953.
Le jour, je suis webmaster : des écrans, des pages, rien qui coupe. Le soir, je descends au garage. J’ai hérité de ses pierres bien avant de savoir m’en servir, et il m’a fallu des années et pas mal de lames gâchées pour rattraper ce retard.
Le terrain
Les couteaux de cuisine, les sécateurs, les ciseaux, les lames de tondeuse et les scies. Ce que je sais, je l’ai appris en abîmant des lames, et ça se voit dans ce que j’écris : je dis aussi ce qui rate.
